Le pouvoir des fleurs, une saison de hanami (3) : Iris, azalées, hortensias… le grand bouquet final✿ Lecture : 13 min


紫陽花や  あしたは何の  色を咲く
1« ajisai ya ashita ha nanno iro wo saku »
« Ah, les hortensias. Quelle couleur vont-ils donc révéler demain ?2Traduction libre par l’auteur de l’article »

Masaoka Shiki (1864 – 1902)

 

Nous voilà déjà fin juillet. Vendredi, j’ai assisté à mes derniers cours à Keio et rendu mes livres à la bibliothèque. Les cigales sont arrivées, et envahissaient la cour de leurs sifflements ; c’était le dernier élément qu’il manquait pour compléter le tableau de l’été japonais. En ces jours où la chaleur et l’humidité sont prêtes à nous assaillir dès qu’on franchit le seuil de notre maison, nous restons au frais, et préparons doucement notre départ. J’essaie de boucler, autant que possible, le récit de cette année tokyoïte, qui laissera place, dans un peu plus d’un mois, à un tout nouveau quotidien dans l’ancienne capitale impériale de Kyoto.

Reprenons-donc le fil conducteur qui nous a aiguillés dans nos sorties au cours de ces derniers mois. Après le lever de rideau des pruniers, puis la grandiose parade des cerisiers, la voie était ouverte à toutes les floraisons. Camélias, tulipes, iris, glycines… Semblant avoir quitté les arbres pour se glisser au sol et dans les bosquets, les fleurs de toutes formes et toutes couleurs ont percé dans chaque coin de verdure.

Les nombreuses floraisons du milieu du printemps, bien qu’elles soient moins connues dans le monde, et n’imprègnent pas autant le domaine culturel à travers les siècles, font l’objet de publicités, dans le train ou le métro, et attirent, dans certains lieux, des visiteurs par centaines. Le grand succès des parcs à fleurs, comme le très photogénique Hitachi Seaside Park de la préfecture de Ibaraki (où nous n’avons jamais eu l’occasion de nous rendre), témoigne de l’ampleur de cette culture des fleurs – de mon expérience, particulièrement ancrée chez les retraités, mais qui attire également beaucoup de jeunes filles venues prendre des photos entre amies. Ainsi, au cours des mois d’avril et mai, il n’y a que l’embarras du choix, et la visite de lieux comme le Shinjuku Gyôen ne peut laisser les amateurs de couleurs sur leur faim.

 

Glycines et azalées : les favorites du mois de mai

Parmi toutes ces espèces – au sein desquelles chacun semble avoir ses préférences – certaines se font un peu plus remarquer que les autres. A Tokyo, la glycine (藤, fuji3Si la prononciation est similaire, le mot ne s’écrit pas de la même manière que le « fuji » du mont Fuji) – star annoncée de la fin du mois d’avril et que j’attendais avec la plus grande impatience – s’est révélée très discrète, limitée à quelques pergolas dans certains temples. Comme ces derniers en faisaient la promotion sur des sites internets ou des flyers, je m’attendais à en voir de gigantesques surfaces – à l’image des fleurs de cerisiers, ou du célèbre jardin de Kawachi sur l’île de Kyûshû – et, amoureuse comme je le suis de cette plante au parfum divin, j’ai constaté avec déception que leur quantité n’avait rien de comparable à ce que l’on peut trouver simplement en se promenant vers de jolies propriétés, en France.

Peu de glycine à Tokyo, donc, mais à la place, une autre vedette qui, elle, s’est propagée aux quatre coins de la ville. Sylvain et moi avions entendu parler des azalées (つつじ, tsutsuji), ou rhododendrons, en découvrant le sanctuaire Nezu, l’un des plus beaux de la capitale. Celui-ci est célèbre pour le vaste talus qui, l’éclosion venue, se pare de rouge et de fuchsia, dont l’éclat fait écho à l’alignement de torii4鳥居, portail shintoïste délimitant le seuil d’un espace sacré. qui le parcours en son milieu. Nous avions donc, depuis longtemps, prévu de venir assister à la scène, mais nous ne nous doutions pas que les azalées étaient loin de se borner à ce lieu de renommée. C’est quand, à partir de mi-avril, les pétales roses vif se sont multipliés dans les taillis, partout où nous allions, que nous avons réalisé que Tokyo était littéralement couvert de ces arbustes. Dans toutes les rues, devant toutes les maisons, sur le campus de mon université… . Impossible de sortir sans en apercevoir ! Pour autant, le caractère commun de cette fleur n’a pas empêché les promeneurs de se rassembler par centaines au sanctuaire Nezu. Durant tout le mois qu’a duré la floraison, mise à l’honneur par un tsutsuji-matsuri5つつじ祭り, festival des azalées., le lieu, d’ordinaire si calme, était littéralement noir de monde ; au point que, pour moi qui n’apprécie pas spécialement la couleur, un peu criarde, des rhododendrons fuchsias, c’était peut-être plutôt la période la moins propice pour visiter ce lieu, d’ordinaire très charmant.

Les azalées du quartier

Les rhododendrons ont ainsi bouclé le festival de teintes et de formes que représentent les mois d’avril et mai. A l’approche de la saison des pluies, ils ont lentement fané, jusqu’à disparaître silencieusement, se faisant tout petits, comme s’ils savaient que le mois de juin ne pourrait être le leur. Ce mois de juin où, chaque année, les nuances de mauve et de bleu pastel sont à l’honneur. Humblement, ils se sont retirés à l’instant où tous les yeux se tournaient avec anticipation vers les minuscules boutons de la dernière reine du printemps.

Juin : le mois des hortensias

 

Ah, les hortensias. Si les mois d’avril et mai s’inscrivent sous le signe de la diversité, juin n’a d’yeux que pour ces tendres inflorescences, et le délicat travail de pointillisme par lequel elles transforment le paysage. L’hortensia (ou hydrangea, de son nom scientifique), importé dans les territoires occidentaux à partir du 18ème siècle, possède au Japon un long passé de culture et d’apprivoisement ; pour la simple raison qu’un grand nombre d’espèces en est originaire. Appelé ajisai à l’oral, le mot s’est vu attribuer, au fil des siècles, différents caractères, « 味狭藍 » (les caractères, pris séparément, signifient « goût », « étroit » et « indigo »), « 安治佐為 » (des kanji aux sens multiples comme « être en paix », « guérir », « bienfaisant »), ou encore « 集真藍 » (« concentre le véritable indigo »), signes de l’admiration pour la couleur profonde de la fleur, et des doux sentiments qu’elle inspire. Les sinogrammes utilisés de nos jours signifient « violet », « lumière du soleil » et « fleur », « 紫陽花 », bien que les chercheurs soupçonnent que le terme ait à l’origine été pensé pour désigner le lilas – une espèce qui s’invite d’ailleurs, parfois, dans les jardins d’hortensias.

Une pâtisserie à l’effigie d’un hortensia

Au même titre que le prunier et le cerisier, l’hortensia s’inscrit au cœur de traditions, et sa symbolique, bien définie, parcourt de nombreux domaines culturels. Contrairement aux deux précédentes, en revanche, il n’a acquis sa grande popularité qu’après la Seconde Guerre Mondiale. Il y a peu de sources sur le sujet, mais il semblerait que, pendant longtemps considérés comme une fleur à offrir en offrande aux défunts, de nombreux hortensias étaient plantés dans l’enceinte des temples – en grand nombre, notamment, en cas d’épidémies mortelles. Après la guerre, les épidémies se raréfiant, cette tradition s’est éteinte, mais les hortensias plantés ont continué de se propager, et le décor des temples ainsi couverts de fleurs – aujourd’hui appelés ajisai-tera((アジサイ寺, temples à hortensias.)) – a gagné le cœur de la population6Source : https://www.hanamonogatari.com/blog/1273/ . Ainsi l’hortensia est-il bien moins répandu dans la poésie ou la peinture ancienne, où il n’apparait que très ponctuellement, que dans la culture populaire et en décoration d’objets du quotidiens, comme les tenugui7手ぬぐい, rectangle de tissu, imprimé de divers motifs, pouvant servir à de multiple usages (serviette, mouchoir…), mais souvent offert comme souvenir ou utilisé en décoration., les yukata8浴衣, kimono d’été., les wagashi9和菓子, pâtisseries japonaises qui, lorsqu’elles sont servies dans le cadre de la cérémonie du thé, sont pensées pour évoquer la saison. L’hortensia est l’un des motifs les plus représentés au mois de juin., ou encore les timbres. Sa floraison concordant généralement avec le passage de la saison des pluies, il en est indissociable, et son évocation amène presque toujours celle des averses (comme, par exemple, dans cette vieille chanson populaire), et de l’arrivée de l’été.


Tokyo : le sanctuaire Hakusan

Dans Tokyo intramuros, bien qu’il y ait quelques massifs d’hortensias, aux coins des rues, par-ci par-là, les jardins ou les lieux réputés pour ces fleurs sont assez rares. Il paraît qu’il y en a de beaux au parc d’Ueno, mais, sur internet, seuls deux endroits sont répertoriés : un parc près du palais impérial, et le sanctuaire Hakusan (白山神社), dans l’arrondissement de Bunkyô-ku. Un samedi matin du début du mois de juin, ayant prévu de passer un moment dans Tokyo avec un ami, je décidais de lui donner rendez-vous près de ce dernier, espérant profiter de l’occasion pour découvrir un nouveau coin de la ville.

Le quartier de Hakusan, près de la station de métro du même nom, se situe tout proche de l’université de Tokyo et du sanctuaire Nezu, à proximité également de la petite rue marchande de Yanaka-ginza. On y retrouve un peu la même ambiance, de ruelles anciennes, étroites et calmes ; les vieilles devantures rétro en moins. Après avoir, depuis la gare, traversé allées à l’ambiance paisibles, on arrive au pied d’un haut escalier qui, bordé de fleurs, mène à l’édifice. Le sanctuaire Hakusan, en lui-même, est de taille modeste, composé seulement d’un ou deux bâtiments. Précédé d’un parking, et entouré de bas immeubles, il crée un petit espace de verdure et s’adapte d’une drôle de manière aux contours du quartier, semblant se fondre à la fois parfaitement à ses formes, et se figer dans une atmosphère d’un temps révolu. Un lieu anachronique qui, préservant une précieuse bulle d’air, donne tout leur charme aux ruelles alentour.

Un samedi au Hakusan-jinja

En ce samedi ensoleillé, de nombreux citadins étaient venus jeter un œil aux fleurs qui, écloses avec un peu d’avance, tombaient à point pour satisfaire leur impatience de voir la saison arriver. Pour un lieu de taille réduite, on peut dire qu’il y avait un monde considérable. Mais il n’était pas désagréable de se promener entre ces gens, souhaitant, pour la plupart, simplement se détendre, et se déplaçant lentement, le sourire aux lèvres. Passant sous une arche de bois, nous rejoignions l’arrière du sanctuaire, où les fleurs se faisaient plus nombreuses. Juste derrière le bâtiment, un petit square, où jouaient quelques enfants, finissait de souligner le caractère atypique du lieu, brouillant les pistes entre édifice religieux, de renommée architecturale et touristique, et parc de quartier destiné au quotidien des habitants. Ne sachant distinguer les visiteurs venus seulement pour l’occasion, des habitués du voisinage, je me laissais finalement simplement imprégner de l’atmosphère chaleureuse et animée de ce coin de Tokyo qui, baigné de lumière, mettait en valeur, simplement mais sûrement, les couleurs vibrantes des inflorescences magentas, prunes et bleues persan.


Kamakura, la ville des Ajisai-tera

Deux jours après ma promenade à Hakusan, nous profitions d’un trou dans l’emploi du temps de Sylvain pour nous diriger au sud, vers la ville de Kamakura.  Cette citée, capitale shogunale durant l’époque médiévale, est célèbre pour son histoire, ses innombrables temples, et très appréciée en tant que coin de verdure à proximité de Tokyo. Comme nous avons pu le constater en nous y rendant à plusieurs reprises ces derniers mois, elle recèle tout au long de l’année de beaux paysages et d’évènements, et attire en permanence de nombreux touristes, venus du Japon comme de l’étranger. C’est d’ailleurs par habitude des foules que nous avions choisi de faire ce déplacement un lundi, dans l’espoir de pouvoir circuler un peu plus facilement. Pourtant, en ce premier lundi de juin, la gare était littéralement noire de monde, de même que la ligne Enoden que nous avons empruntée pour nous rendre vers un premier sanctuaire. Les voyageurs venus contempler les hortensias de la région étaient bien plus nombreux que nous ne l’avions imaginée !

Il faut dire qu’une partie importante de la communication de la ville est centrée autour de ces fleurs : elles figurent sur les dépliants, en décoration sur les plans, dans le train… . Lorsqu’on parle de meisho (名所, litt: « lieu célèbre ») pour les hortensias, à la télévision ou dans les guides touristiques, Kamakura est systématiquement mentionné, et a d’autant plus d’importance qu’il est l’un des rares à proximité de Tokyo. Ainsi, la floraison est un évènement à part entière, et malgré notre précaution de ne pas venir en week-end (et le fait que la floraison, nous l’avons constaté ensuite, n’était pas encore à son plein), nous avons du naviguer dans une foule intense à plusieurs moments de la journée.

Ayant trouvé une carte répertoriant les principaux édifices à visiter pour l’occasion, nous avions choisi de suivre un itinéraire partant du sanctuaire Goryô (御霊神社), pour remonter vers le célèbre Hasedera (長谷寺), puis emprunter un petit chemin de marche menant à travers plusieurs petits temples et terminant au Meigetsu-in (明月院). Descendus à la station Hase, nous avons d’abord longé la ligne de chemin de fer, au bord de laquelle attendaient quelques photographes souhaitant capturer le passage du vieux train au milieu des fleurs roses qui bordaient de part et d’autre la voie ferrée. Le sanctuaire Goryô, qui a la particularité de se situer juste devant un passage à niveau, était en effet recommandé pour admirer ce spectacle, chéri des amateurs de trains – une passion assez répandue au Japon. Dans la lumière encore matinale, les couleurs, le jaune des barrières du passage à niveau, le vert bouteille rétro du wagon, et le rose framboise des fleurs, complétaient harmonieusement la poésie des contraires – froideur des rails, rondeur des fleurs, vitesse du train, pérennité du sanctuaire – qui se jouait en ces lieux.

A une dizaine de minutes de là, le temple Hasedera, incontournable d’une visite à Kamakura, s’enveloppait d’une ambiance plus touristique et conventionnelle. Les visiteurs, après s’être acquittés des frais d’entrée, se voyaient attribuer un numéro et indiquer le temps (relativement court) qu’il leur faudrait attendre afin de pénétrer dans le jardin d’hortensias. Ainsi, après avoir contemplé tranquillement la partie basse de l’enceinte, nous joignions-nous, à l’appel de notre numéro, à la file, pour suivre le parcours aménagé pour l’occasion. Ici, les classiques hortensias bleus et magentas laissaient la place à un arc-en-ciel de formes et de couleurs. Pétales petits et ronds, longs et pointus, larges et plats, en dents de scie, en dégradé, unis, à liseré blanc, violet foncé, lie de vin, rose dragée… La richesse des fleurs du Hasedera réside avant-tout dans la grande variété d’espèces qui s’y côtoient.

Les hortensias du Hasedera : toutes les formes, toutes les couleurs

Nous constations cependant, avec une pointe de déception, en arrivant dans les hauteurs, que beaucoup d’hortensias étaient à peine éclos, voire n’avaient encore aucune fleur. Ce constat se confirma, malheureusement, au cours du reste de la visite. Après le Hasedera, et une pause repas, nous prenions la direction du Kôsoku-ji (光則寺), qui s’avéra être un beau temple, mais où les hortensias étaient encore en feuilles. Empruntant un chemin à travers la montagne, nous croisions plusieurs sanctuaires qui laissaient présager une belle floraison dans les semaines à venir, et terminions vers le superbe temple Jôchi-ji (浄智寺) – admirable par son architecture et son jardin –, où nous faisions, encore une fois, chou blanc. Le constat était sans appel : voulant éviter la saison des pluies, nous étions venus trop tôt.

Toutefois, la dernière étape de la visite, le Meigetsu-in (明月院), dont le vieil escalier de pierres bordé d’hortensias est si célèbre qu’il est devenu l’une des emblèmes de la saison, nous permis de terminer la journée sur une note positive. Situé en ville, et, par conséquent, à plus basse altitude, celui-ci était au plus beau de sa floraison. A l’opposé du Hasedera et de ses 1001 variétés, ici, toute l’enceinte du temple se teignait d’un seul et unique bleu azur. De la forêt de bambou avoisinante aux statues de bouddhas qui ponctuaient la visite, dont les habits avaient été assortis à la couleur des fleurs, tout semblait s’imprégner de la douceur des hortensias. Au cours de la promenade, deux personnes arborant des canotiers de paille donnaient à la scène des airs de tableau impressionniste. Et quand, au moment de repartir, le soleil déclinant à l’horizon vint superposer au bleu des fleurs la lumière orangée de ses rayons, c’est une délicatesse sans égal qui se dégageait dans l’atmosphère suave de cette fin d’après-midi de juin.

Retournant prendre le train, en direction d’Enoshima, pour y voir le coucher du soleil, nous terminions notre périple avec satisfaction. Nous n’avions pas vu tous les hortensias de Kamakura, et peut-être aurait-il été plus judicieux de se renseigner au préalable sur l’avancée de la floraison – comme nous le faisons habituellement pour les cerisiers. Le dernier temple, cependant, était sans doute à son plus beau, et nous n’aurions pas vu un tel spectacle deux semaines plus tard. Ainsi, finalement, le mieux aurait-il été de venir à Kamakura deux fois au cours du mois. Mais, pliant bientôt bagages, les semaines suivantes ont été consacrées à la préparation de notre prochaine aventure. Un voyage à destination du nord de Honshû, qui commencera dans moins de dix jours, et dont je vais m’empresser de vous conter le programme … dans mon prochain article !

Galerie :

Notes   [ + ]

1. « ajisai ya ashita ha nanno iro wo saku »
2. Traduction libre par l’auteur de l’article
3. Si la prononciation est similaire, le mot ne s’écrit pas de la même manière que le « fuji » du mont Fuji
4. 鳥居, portail shintoïste délimitant le seuil d’un espace sacré.
5. つつじ祭り, festival des azalées.
6. Source : https://www.hanamonogatari.com/blog/1273/
7. 手ぬぐい, rectangle de tissu, imprimé de divers motifs, pouvant servir à de multiple usages (serviette, mouchoir…), mais souvent offert comme souvenir ou utilisé en décoration.
8. 浴衣, kimono d’été.
9. 和菓子, pâtisseries japonaises qui, lorsqu’elles sont servies dans le cadre de la cérémonie du thé, sont pensées pour évoquer la saison. L’hortensia est l’un des motifs les plus représentés au mois de juin.

9 Commentaires

  • bozom josette 10 octobre 2018 at 20 h 27 min

    j ‘en ai pris plein les yeux ,avec du retard bien sur ,
    mais , vous connaissez ma grande facilité à voyager sur Internet ;Je découvre ce soir , votre périple fleurs et suis émerveillée aussi ; Bisous

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    • Coline 11 octobre 2018 at 6 h 11 min

      Merci ! Cela nous fait plaisir. Fin septembre/début octobre, il y a aussi eu la floraison de l'”olivier odorant”, qui porte très bien son nom puisqu’il se fait remarquer plus par son parfum que par ses fleurs (de toutes petites étoiles oranges). Et en ce moment, ce sont les cosmos !

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  • hellomacoomb 27 juillet 2018 at 16 h 43 min

    Bonjour Coline 🙂

    Merci pour ton article, j’ai donc appris que les Hortensias détenaient une place particulière au Japon, notamment dans le changement de saison si j’ai bien compris… haha ! Ton blog est vraiment enrichissant, j’en apprends chaque fois un peu plus sur le Japon, je te remercie !
    Et donc vous emménagez à Kyoto pour la prochaine rentrée ? Tu y poursuis ton doctorat ?

    A très bientôt pour votre prochain voyage 🙂

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    • Coline 31 juillet 2018 at 10 h 58 min

      Oui, après une année d’échange à Keio, je poursuis avec une année, toujours en échange, à Ritsumeikan. Après (je serai à la fin de ma 3ème année de doctorat), ce devrait être le retour en France 🙂

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  • Marie P. 25 juillet 2018 at 10 h 00 min

    Encore un beau périple au pays des fleurs!!
    Bravo pour ce magnifique inventaire commenté avec beaucoup de réalisme.

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    • Coline 25 juillet 2018 at 15 h 08 min

      Merci ! C’est un plaisir 🙂 Bisous !

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  • Anonyme 23 juillet 2018 at 14 h 26 min

    Ah au fait c’est Tata Clairou!

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  • Anonyme 23 juillet 2018 at 14 h 24 min

    merci pour cette balade bucolique. J’adore (entre autres)la photo de iris blanc en t^te de page. Au Japon , les hortensias ne fleurissent pas tout l’été comme en Europe?
    Gros bisous et bonne installation à Kyoto (si j’ai bien compris)

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    • Coline 23 juillet 2018 at 15 h 54 min

      Merci Claire ! 🙂
      Les iris sont des “iris japonica”. Ceux de la première photo poussaient à l’état sauvage dans un petit bois (les drapeaux, derrière, sont l’entrée d’un sanctuaire).
      Quant aux hortensias, ceux du quartier sont tous fanés maintenant… Si il y a des espèces qui fleurissent l’été, elles doivent être moins répandues… C’est vraiment associé à la saison des pluies (de début juin à mi-juillet), de ce que j’en ai lu.

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