Recette – Nikujaga✿ Lecture : 3 min

Voici déjà notre deuxième recette! Aujourd’hui, on revient vers des bases plus classiques, pour les habitués de la cuisine française. Nous vous présentons le Nikujaga (肉じゃが) :

Le premier kanji, « niku » (肉), signifie viande. Vous le retrouverez très souvent associé à d’autres kanjis comme celui de la vache, ushi (牛), pour la viande de bœuf, ou encore celui du cochon, buta (豚), pour la viande de porc (ça alors !).

Le second terme, « jaga » (じゃが), est l’abréviation de « jaga-imo » (じゃがいも) qui signifie « pommes de terre ». L’ensemble veut donc tout simplement dire « pommes de terre et viande », bien que ces deux ingrédients ne soient pas les seuls composants de la recette.

L’histoire de ce plat remonte à la fin du XIXème siècle. Des chefs cuisiniers de la marine impériale japonaise se seraient inspirés des ragoûts de bœuf servis dans la Royal Navy, et auraient adapté la recette au goût de la cuisine japonaise. Le nikujaga a l’avantage de réchauffer pendant les saisons froides et de bien tenir au corps en terme de volume ! Pour nous qui sommes au Japon, il nous rappelle avec nostalgie les ragoûts de chez nous, tout en ayant une saveur bien singulière. Nous espérons que vous apprécierez ce plat autant que nous !

Recette (pour 2-3  personnes)

 

Ingrédients
  • Pommes de terre (4 grosses) ; plus si vous aimez les patates ! / じゃがいも
  • Carottes (1) ; attention, les carottes japonaises sont grosses, prévoir peut-être une carotte de plus si vous êtes en France / 人参
  • Oignon (1) / ねぎたま
  • Viande de porc ou boeuf en tranches très fine (façon “komagire”) (300g) / 牛・豚こま切れ肉
  • Huile ; d’olive ou autre / サラダ油
  • Saké de cuisine (1 cuillère à soupe) / 料理酒
  • Sucre (1 cuillère à soupe bombée) / 砂糖
  • Mirin (1 cuillère à soupe) / 本みりん
  • Sauce soja (5 cuillères à soupe) / しょうゆ

Il est possible de rajouter :

  • Petit pois (4 cuillère à soupe) / グリンピース
  • Si vous ne trouvez de viande coupée en tranches fine, il semblerait que de la viande hachée puisse aussi convenir

 

Préparation
  1. Couper en gros morceaux les pommes de terre (exemple : si les pommes de terre sont de taille moyenne, les couper en 4 ou en 6), puis les mettre à tremper 10 minutes dans l’eau froide.
  2. Couper les carottes de manière aléatoire (sans faire d’angle droit) en morceaux de taille moyenne (plus petit que les pommes de terre).
  3. Couper l’oignon en tranches de 1cm environ.
  4. Quand les pommes de terre ont fini de tremper, les égoutter, puis faire chauffer une cuillère à soupe d’huile dans une sauteuse. Faire revenir la viande. Quand la couleur de celle-ci change, ajouter les pommes de terre et les carottes, arroser d’une cuillère à soupe de saké, bien remuer le tout, puis couvrir l’ensemble d’eau et monter le feu.
  5. Une fois que le tout boue, mettre à feu moyen, retirer l’écume (au Japon, il est commun de trouver que l’écume donne de l’amertume au plat, et on la retire donc systématiquement, mais cette étape est facultative), rajouter le sucre et le mirin, puis laisser cuire à feu moyen 7 minutes.
  6. Ajouter 3 cuillères à soupe de sauce soja et les oignons, et laisser bouillir à nouveau 5 minutes de plus (si vous souhaitez rajouter les petits pois, c’est durant cette étape que vous pourrez le faire).
  7. Rajouter deux cuillères à soupe de sauce soja une fois les 5 minutes écoulées, puis faire cuire jusqu’à ce que le bouillon réduise et que vos légumes soient cuits.

 

Bon appétit !

 

Le conseil du chef : le plat a la particularité de très bien garder sa saveur même après avoir été réchauffé. Même si vous vivez seul, cela devrait donc vous permettre de faire des restes pour plusieurs jours !

La recette en photos :

3 Commentaires

  • Laurence Christel 19 janvier 2018 at 6 h 51 min

    Intéressant d’utiliser le Marin dans le pot- au feu, merci pour cette recette d’hiver.

    Répondre
  • Philippe P. 8 novembre 2017 at 16 h 38 min

    je vais tester bientôt avec les grosses patates et carottes de la ferme du fayt.

    Répondre
  • Joli Papa 8 novembre 2017 at 16 h 37 min

    je vais tester bientôt …

    Répondre

Laisser un commentaire